La Bosnie-Herzégovine vingt ans après Dayton : changer le système, mission impossible ?

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Les partis nationalistes en Bosnie-Herzégovine sont-ils responsables de la faillite des accords de Dayton et de la misère dans laquelle se trouve aujourd’hui le pays ? Au contraire, n’est-ce pas la communauté internationale elle-même, en pariant sur des politiciens « modérés » pour garantir une architecture institutionnelle supposée éviter le retour de la guerre, qui a précipité la ruine de la Bosnie-Herzégovine ?

Par Nikola Vukobratović " /> « L’Union européenne doit faire face à Milorad Dodik », écrivait, le 10 aout dernier, Toby Vogel sur le site EUobserver. Selon le journaliste, membre du Democratization Policy Council, un think tank souvent associé à des positions très interventionnistes, le Président de la Republika Srpska pourrait faire « dérailler » la politique européenne en Bosnie-Herzégovine. Toby Vogel ne cherche donc visiblement pas à apaiser les relations entre la communauté internationale et Banja Luka. Ce radicalisme est assez surprenant. Milorad Dodik ne s’intéresse pas à la sécurité régionale, ses ambitions sont bien plus modestes. Le (...)

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