Réfugiés : l’UE est déjà morte, mais elle ne le sait pas encore

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La « crise migratoire » aura-t-elle eu raison de ce qui restait de l’UE ? Voilà quelle pourrait être son épitaphe : « Ci-gît l’UE, morte dans la boue, dans les champs de barbelés dressés à ses frontières. Elle s’est éteinte par manque d’humanisme, par son incapacité à réagir dignement à la crise des réfugiés ». Le cri de colère et de honte du journaliste croate Tomislav Jakić, qui a fait le tour de la presse des Balkans.

Par Tomislav Jakić L’Europe est morte dans cette boue profonde piétinée par des enfants en pleurs, dans le no man’s land face aux barbelés dressés sur les frontières entre États-membres de l’UE, où s’alignent les véhicules blindés. Ci-gît l’Europe unie, dans ces sondages où les citoyens des nouveaux États-membres s’opposent à l’arrivée des réfugiés non-chrétiens, dans ces centres d’asile en Allemagne dévorés par les flammes. Le concept du multiculturalisme est mort, emportant celui de la tolérance. S’il lui fallait une épitaphe, ce pourrait être : « Elle a trop voulu, trop entrepris, et elle est morte trop tôt, à cause de son manque d’humanisme ». Au (...)

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