Grèce : après le choc de l’accord, les bouches s’ouvrent

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Avec le nouveau plan « d’aide » européen, c’est une époque tout entière qui se termine dans les cris et les larmes : l’Europe telle que nous la connaissions, la gauche telle que nous la connaissions, la Grèce telle que nous la connaissions ne sont plus qu’un souvenir. Qu’est-il advenu de la colère de ceux qui ont voté « non » ? Qu’est-il advenu de la peur de ceux qui ont voté « oui » ? Libres paroles de citoyens grecs.

Par Dina Daskalopoulou « J’ai voté ’oui’ au référendum, malgré cela je ne peux pas me réjouir aujourd’hui », explique Niki. « L’Europe telle que nous la connaissions, notre maison commune, n’existe plus depuis hier. Ils ont réussi à soumettre la Grèce par une procédure totalement humiliante et l’ont enchaînée sans lui offrir aucune perspective. Je suis effondrée. » « J’ai voté ’non’, mais je me demande pourquoi j’ai voté. C’est un coup d’Etat et il porte la signature d’un gouvernement de gauche », dit Yorgos. « C’est une défaite plus importante que celle de Varkiza [1], je ne le supporte pas et j’ai honte. » « Honte à vous de faire allusion aux accords de (...)

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