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Kragujevac, le bastion ouvrier serbe a toujours le blues

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La série de protestations ouvrières qui ont eu lieu à Kragujevac cet été et cet automne, avec plusieurs grèves de faim, reflète la situation sociale dans la ville. La bombe sociale au cœur de la Sumadija est toujours active, et l’ancien Detroit serbe est bien devenu le Gdansk de la Serbie. Les citoyens de Kragujevac demeurent pourtant attachés aux partis démocratiques.

Par Branko Vuckovic, journaliste à Radio Kragujevac Même si la position extrêmement difficile de la classe ouvrière de Kragujevac fait partie de l’héritage laissé par Milosevic, et que ces ouvriers, à l’exception des salariés de Namenska, ont soutenu Milosevic même lorsqu’il envoyait leur enfants à la guerre tandis que les missiles détruisaient leurs usines, les dernières protestations avaient avant tout une motivation sociale. Du point de vue économique, Kragujevac n’a pas progressé depuis le 5 octobre. L’industrie est paralysée, les usines ne tourne qu’à 5 à 10 % de leurs capacités, toute une armée d’ouvriers reste sans travail et aucun investissement (...)

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