Le Courrier des Balkans

Kosovo : une froide soirée de poésie sur les berges de l’Ibar

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C’était un événement encore inédit. Samedi 16 novembre, le premier festival de littérature de Mitrovica a réuni des écrivains serbes et albanais à la Maison de la Culture de cette ville divisée, sur la rive sud de l’Ibar. Malgré le froid glacial, les moments d’émotion n’ont pas manqué... Et pourtant, n’est-ce pas une illusion de croire qu’un tel festival pourrait déplacer les barrières qu’imposent la politique ? Reportage.

Par Nerimane Kamberi Des jeunes qui écoutent de la poésie à 23 heures dans une salle froide, à cent mètres du pont qui divise ethniquement la ville de Mitrovica : cela semblait impensable pour le dramaturge Bekim Lumi qui animait ce samedi soir, avec sa collègue croate Mima Simić, le Festival international de poésie « Do you read me ? » « Ils sont venus. Ils ne comprennent peut-être rien. Mais ici, il ne se passe rien, vraiment rien », répétait Bekim Lumi. Rien de culturel. évidemment. Pour la politique, c’est autre chose : après les incidents violents du 3 novembre dernier, les électeurs revotaient le lendemain du festival dans la partie (...)

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