Le Temps

Kosovo : Pristina attend les premières frappes avec terreur

Dans l’attente des bombardements de l’OTAN, Pristina est une
ville
morte. Presque aucun commerce n’est resté ouvert mardi, et un climat
général de
panique règne dans la ville, étroitement quadrillée par la police.
Depuis les
attentats qui ont endeuillé la ville, personne n’ose plus sortir dès
la nuit
tombée.

Jean Arnault DERENS Le Temps, Genève 25 mars 1998 (Jean Arnault DERENS est également notre coordonnateur dans les Balkans) Dimanche soir, un commando abattaient quatre policiers serbes, et lundi, des bombes explosaient dans deux cafés albanais du centre ville. Sous le prétexte de rechercher les terroristes, la police bloque régulièrement tout accès à certains quartiers de la ville, où des fusillades nourries se font entendre. Mardi soir, dès que la décision de frappes de l’OTAN a ét é connue, les policiers ont investi le centre d’information américain, déjà déserté depuis une semaine, pillé les locaux et descendu le drapeau. En même (...)

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