Kosovo : pour qui sonne le glas ?

Alors que les discussions concernant le statut du Kosovo entrent dans une phase cruciale, une décision devrait être prise à ce sujet cet hiver, le nouveau chef de la MINUK aura la lourde tâche de préparer la fin de la mission onusienne et d’aménager une présence internationale future, très probablement placée sous la responsabilité de l’Union européenne. Dans ce contexte, une brève mise en perspective s’impose.

Par Christophe Solioz [1] Le diplomate allemand Joachim Rücker deviendra le 1er septembre 2006 le septième envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU au Kosovo et chef de la Mission d’administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK), c’est le deuxième Allemand à occuper cette charge, après Michael Steiner. Après l’échec des pourparlers de Rambouillet et une ultime tentative de négociation entre l’émissaire américain Richard Holbrooke et Slobodan Milosevic, les frappes aériennes de l’OTAN commencent le 24 mars 1999 pour prendre fin le 10 juin 1999. N’ayant pas reçu le blanc sein de l’ONU, les bases juridiques de cette intervention sont encore (...)

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