Koha Ditore

Kosovo : meurtres en série

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Au Kosovo, l’assassinat n’est plus un acte individuel dû au hasard. Pour
rayer le pays de la carte, il ne peut y avoir d’autre manière que celle
adoptée pour supprimer le député Hajdaraj.

Par Baton Haxhiu A Peja, dans la nuit du 17 janvier, le corps de Smajl Hajdaraj, abattu par une main inconnue, a été découvert. Même après trois ans de paix, l’assassinat demeure un « art populaire » au Kosovo. Cet art n’a de cesse d’être perfectionné comme si le nombre de victimes s’avérait insuffisant. Les meurtriers semblent ne pas se satisfaire du confort et de la paix auxquels les Albanais sont parvenus, au prix de grands sacrifices. Comme si les milliers de victimes des deux années de guerre ne suffisaient pas ! Le Kosovo continue à être le pays où les voix des défunts parlent encore. La mort peut toucher n’importe qui, même les députés (...)

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