IWPR

Kosovo : Le prix de l’intervention au sol

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Les bombardements de l’OTAN n’ont pas réussi à forcer Slobodan Milosevic
à reculer et les forces serbes au Kosovo sont désormais établies. Si
l’OTAN décide d’envahir au sol, elle doit s’attendre à de nombreuses
pertes en vies humaines.

Par Dejan Anastasijevic à Belgrade Trois semaines après le début de la campagne de bombardement de l’OTAN contre la Serbie, Slobodan Milosevic ni reculé ni abandonné. Au contraire, il a réussi à retourner les attaques de l’OTAN à son avantage pour renforcer sa main mise sur le pouvoir en Serbie, et pour "nettoyer" une grande partie du Kosovo de sa population d’origine albanaise, y compris dans les grandes villes,. Il est donc temps, pour l’OTAN, d’abandonner les prévisions contingentes sans doute imaginées par ses experts durant les mois précédant l’offensive. Bien qu’un plan de déploiement de l’OTAN au sol sans accord des Serbes n’ait pas (...)

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