Le Temps

Kosovo : Le "jour d’après" les premières frappes

Pristina a vécu dans la terreur sa première nuit de
bombardements.
Dès 20 heures mercredi soir, au moment de la première frappe, les
lumières de
la ville se sont éteintes, et seuls circulaient des véhicules de la
police et
de l’armée, ainsi que d’étranges voitures banalisées. Les hommes
des unités
spéciales quadrillaient la ville. Les journalistes parqués dans l’hô
tel Grand
étaient soumis à un strict régime policier. Arpentant les chambres et
les
couloirs, la police saisissait les téléphones et les caméras.
Plusieurs
journalistes étrangers ont été molestés.

Par Jean Arnault DERENS Le Temps, Genève 26 mars 1999 (Jean Arnault DERENS est également notre coordonnateur dans les Balkans) En ville, les habitants serbes ou albanais restaient terrés chez eux. La plus grande crainte des Albanais étaient bien sûr que l’heure de la vengeance, du pillage et des massacres ne sonne après celle des bombardements. "Lorsque les premières bombes sont tombées autour de Pristina, nous n’avions pas peur des bombardements, mais de ce qui pouvait suivre", explique Azem, un habitant du quartier de Dragodan. "Pa r contre, vers minuit, deux charges explosives ont été lancées contre des maisons voisines (...)

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