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Kosovo : il faut faire la lumière sur les Serbes disparus

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Les allégations de Carla del Ponte sur un trafic d’organes prélevés sur des prisonniers serbes demeurent difficiles à prouver. Mais une chose est certaine et bien documentée : quelque 400 civils non-Albanais ont été kidnappés et déportés en Albanie en juin 1999. Ils sont toujours portés disparus. En enquêtant sérieusement sur toutes les disparitions - y compris celle d’environ 1500 Albanais - le Kosovo prouverait son attachement à la justice et à la démocratie. Il est impossible de construire une démocratie sans apurer les comptes de la guerre, explique un responsable de Human Rights Watch.

Par Fred Abrahams [1] Lorsque le livre de Carla Del Ponte a paru en avril dernier, il était prévisible que les médias allaient surtout souligner ses allégations concernant un possible trafic d’organes prélevés sur des prisonniers détenus dans une mystérieuse maison jaune près de la ville de Burrel, en Albanie. Tandis que les responsables serbes ont forcé les accusations, les dirigeants de Tirana et de Pristina ont dénoncé un mensonge odieux. Tant les allégations que les dénégations dissimulent pourtant une question fondamentale. Qu’il soit prouvé ou non qu’un trafic d’organes humains a bel et bien eu lieu, personne ne nie le fait qu’environ (...)

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