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Kosovo : entretien avec Flora Brovina, ancienne prisonnière politique et candidate à la présidence

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Je me souviens encore de tous les événements que j’ai vécus. Je ne parviens
pas à les effacer de ma mémoire. Il faut expliquer aux gens que c’était la
guerre et que quelqu’un doit en assumer la responsabilité. Ce ne saurait
être la faute de tout le monde.

Propos recueillis par Jelena Bjelica. Trois ans après l’abolition de l’autonomie du Kosovo, Flora Brovina, pédiatre et poète, a fondé la Ligue des Femmes albanaises. Elle s’exprime sur les origines de son ONG : « Les femmes avaient peur de demander l’aide des médecins serbes, surtout celles qui étaient enceintes. Quatre-vingt-dix pour cent d’entre elles accouchaient à la maison, sans aucune assistance médicale. C’est pourquoi mon organisation s’est d’abord occupée d’informer les femmes et les enfants. Nous avons même abordé des sujets tabous comme la contraception. » Aucune trace de haine envers les Serbes n’apparaît dans ses propos. Aujourd’hui, (...)

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