Le Courrier des Balkans

Kosovo : bakchich en tout genre et à tous les moments de la vie quotidienne

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N’importe quel jour, vaquer à des occupations ordinaires, comme recevoir un traitement à l’hôpital, aller à l’université ou même comparaître devant un tribunal, ressemble fort à une scène de marchandage au bazar. La corruption n’est pas réservée aux hautes sphères de la politique, du monde des affaires ou des réseaux mafieux, elle existe partout au Kosovo, dans les institutions, l’éducation, la justice, la santé.

Par Marek A Nowicki, médiateur pour les droits de la personne au Kosovo En fait, il faut chercher longtemps avant de trouver une seule personne qui n’a pas dû payer un bakchich, d’une façon ou d’une autre. Mais il est rare d’évoquer ces transactions dans les conversations quand on parle de la corruption. Il n’est pas rare d’entendre des histoires à glacer le sang, des familles à qui les médecins et les infirmières ont refusé de traiter des cas d’urgence à moins de verser en liquide et immédiatement des honoraires supplémentaires. Des histoires d’étudiants qui ont acheté leurs examens abondent. Il est courant aussi d’entendre d’une des parties d’un litige (...)

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