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Kosovo : Bajram Rexhepi, le joueur

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Bajram Rexhepi est actuellement l’homme politique kosovar le mieux perçu à l’étranger. Pourtant, dès ses débuts, on avait noté sa franchise et un certain manque de nuance et de diplomatie. Il n’en cesse pas moins de marquer des points, et ce malgré que son gouvernement n’ait pas de quoi pavoiser : mauvaise gestion des crises, réticence à l’ouverture à la minorité serbe, incapacité d’assurer la libre circulation de tous les citoyens, etc. Sans compter les accusations de corruption et de népotisme...

Par Serbeze Haxhiaj Les administrateurs du Kosovo Bernard Kouchner et Michael Steiner ne se sont jamais gênés pour dire ouvertement ce qu’ils pensaient du Premier ministre. Peu importe. On a apprécié ses efforts pour intégrer les minorités, voilà tout. Les opinions favorables de la communauté internationale à son endroit ne datent pas du 17 mars 2004. Peu après son entrée en fonction, il avait eu le courage d’aller dans la ville multiethnique de Dardanë (Kamenica à l’origine) et de parler en serbe aux jeunes de cette communauté. Il était le seul. Rexhepi joua à la loterie et, cette fois-là, gagna. Bajram Rexhepi n’a jamais hésité à aller sur le terrain (...)

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