Le Courrier des Balkans

Justice et corruption en Roumanie : « nous sommes au début du chemin »

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Depuis l’arrivée à sa tête, il y a un peu plus d’un an, d’un procureur dynamique, la Direction nationale anti-corruption commence à porter fruit, mais le chemin est encore long. Pour la Commission européenne, Bucarest doit redoubler d’efforts pour parvenir à instaurer un véritable Etat de droit.

Propos recueillis par Julia Beurq Depuis le 15 mai 2013, Laura Codruța Kövesi, l’ancienne procureur général de Roumanie, est à la tête de la Direction nationale anti-corruption (DNA). Ces derniers mois, les révélations d’affaires de corruption se sont enchaînées à un rythme effréné. Au total, pendant cette période, 281 condamnations ont été prononcées à l’encontre de 857 accusés. Elles ont notamment concerné quatre ministres et anciens ministres, un ancien député du Parlement européen, quatre députés (dont un ancien Premier ministre), un sénateur, 11 maires, cinq juges et trois procureurs. Pourtant, la Commission européenne est toujours très critique (...)

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