La violence dans les stades

Foot et hooliganisme en Serbie : « personne ne veut prendre ses responsabilités »

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Le 25 avril, de violents incidents ont de nouveau émaillé le derby de Belgrade, entre les forces de police, les supporters de l’Étoile rouge et ceux du Partizan. Un mal endémique qui ronge le sport en Serbie comme dans le reste des Balkans. Pour autant, le gouvernement serbe ne semble pas pressé de prendre les mesures nécessaires pour s’attaquer à ce fléau. Entretien avec Saša Djordjević, chercheur du Belgrade Centre for Security Policy (BCSP).

Propos recueillis par Loïc Trégourès. Le Courrier des Balkans (CdB) : De violents affrontements ont de nouveau eu lieu entre les hooligans et la police durant le derby de Belgrade qui oppose l’Étoile rouge et le Partizan. Tout le monde y semble habitué, personne n’est surpris. Comment cela se fait-il ? Saša Djordjević (S.D.) : Cela fait maintenant 25 ans que les émeutes du stade Maksimir ont eu lieu [1] . Ce souvenir reste dans les mémoires comme l’un des symboles de la désintégration de la société yougoslave. Depuis, la région a connu d’innombrables incidents similaires. La violence, c’est le côté sauvage du folklore sportif, en Serbie et (...)

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