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Intégration : l’Europe peut arrêter des trains en marche

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Le politologue bulgare Ivan Kreustev revient sur la décision européenne de ne pas ouvrir les discussions d’adhésion avec la Croatie, et la possibilité d’un « non » français au référendum. Tous les pays candidats doivent prendre garde : les dirigeants européens n’ont plus envie de prendre de risques politiques, et l’Europe n’hésite plus à arrêter des trains en marche.

Mediapool (M) : M. Kreustev, la grande nouvelle pour la Bulgarie, c’est la signature du traité d’adhésion, mais pour l’Europe, la grande nouvelle, ce sont toujours les risques liés à un éventuel « non » français au référendum sur la Constitution de l’UE. Quelle répercussion le « non » français pourrait-il avoir sur nous ? Ivan Kreustev (IK) : Nous vivons un grand jour pour la Bulgarie, et c’est précisément pour cette raison qu’elle doit essayer d’envisager ce qui arrive en Europe en dehors de la perspective de notre propre adhésion. Si la France dit « non » à la Constitution européenne, il en résultera un séisme politique au sein de l’UE, lequel séisme (...)

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