Makedonia

Grève de la faim dans les prisons grecques : les détenus font plier le gouvernement

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Après quinze jours de grève de la faim, les détenus des prisons grecques ont fait reculer le gouvernement sur les conditions de détention et la législation pénitentiaire. Plus de 8.000 prisonniers participent au mouvement, parmi lesquels 5.500 refusent toute nourriture. Une mobilisation qui a poussé le ministère de la Justice à promettre la libération anticipée de 1.500 détenus, la réduction de la durée de la détention provisoire à 12 mois contre 18 actuellement, et un allongement des permissions. Retour sur la situation des prisonniers et sur leurs revendications.

Par Filippos Dergiadé Les détenus de tous les établissements pénitentiaires de Grèce avaient envoyé début novembre un « ultimatum » revendiquant de meilleures conditions de détention, ainsi qu’une application et une amélioration de l’actuelle législation qui régit le régime de détention. Les prisonniers ont déposé un mémorandum de 45 revendications au ministère de la Justice, en demandant que des mesures immédiates soient prises en ce qui concerne les conditions de vie dans les prisons grecques. Lundi 3 novembre, un texte signé annonçant leur décision d’entamer une grève de la faim doit être déposé au secrétariat de chaque prison. Il s’agit d’une (...)

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