Grèce : procès d’Aube dorée, « pour la première fois, la justice décide de s’attaquer à la forêt plutôt qu’aux arbres »

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Ajourné dès son ouverture mi-avril, le méga-procès du parti néo-nazi Aube dorée a été de nouveau suspendu et reporté au 12 mai. La justice grecque doit déterminer si la formation, arrivée en 3e position des législatives du 25 janvier dernier, est ou non une « organisation criminelle ». Ce qui pourrait valoir jusqu’à vingt ans de prison à ses chefs. Explications avec le spécialiste de l’extrême-droite grecque, le journaliste Dimitri Psarras.

Propos recueillis par Pavlos Kapantais Dimitri Psarras est journaliste à Efimerida ton Sydakton, quotidien grec indépendant qui fonctionne comme une coopérative. Résistant sous la junte, il suit l’extrême-droite grecque depuis plus de quarante ans, et notamment Aube Dorée depuis sa fondation au début des années 1980. Son livreLa Bible Noire d’Aube Dorée a été traduit en plusieurs langues, dont le français [1]. Il est considéré comme la référence absolue concernant le parti néonazi grec. Le Courrier des Balkans (CdB) : Quels sont les enjeux du procès d’Aube Dorée ? Dimitri Psarras (D.P.) : Nous attendions ce procès depuis de nombreuses années. Il (...)

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