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Grèce : Nationalisme et albanophobie dans les traces des élections

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La convergence du nationalisme et de l’albanophobie pourrait contribuer à une nouvelle marginalisation de la Grèce sur le territoire des Balkans, comme au début des années 90, durant la "crise macédonienne". La Grèce avait alors laissé passer sa chance de jouer un rôle actif dans la région. Cela va-t-il encore se produire ?

Par Panayote Dimitras « Ceci est le meilleur gouvernement que la Grèce ait jamais eu depuis celui de Tsolakoglou » [1] me rappellent les Germanoevzones [2] ». On pourrait croire que ces déclarations sont l’œuvre d’un marginal fanatique ; mais leur auteur est en fait Costas Zouraris, « Maître de la nation » [3] autoproclamé. Autrefois de gauche, il est devenu dans les années 90 un nationaliste des plus hypocrites et des plus intolérants, ainsi qu’un raciste et un élitiste notoire. Costas Zouraris est candidat aux élections du 13 juin pour le Parlement européen. Toutefois, alors qu’on aurait pu s’attendre à ce qu’il figure sur la liste d’un des (...)

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