Grèce : à Athènes, le coronavirus isole encore plus les toxicomanes

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Lors du premier confinement, à Athènes, SDF et usagers des drogues ont été livrés à eux-mêmes. Cet hiver, un foyer de 80 places a enfin ouvert ses portes, et les associations se mobilisent, tout en redoutant que les consommations ne repartent à la hausse... Reportage.

Par Marina Rafenberg Christina est dépendante à l’héroïne depuis une quinzaine d’années. Ces derniers mois, elle a été tentée de s’inscrire à un programme de désintoxication, mais elle n’a pas trouvé le soutien nécessaire. « Le souci, c’est que tu dois aller voir un psychologue une fois par semaine pendant des mois avant qu’on ne t’intègre dans un programme plus intensif où tu es hébergé et pris en charge... Mais quand tu es à la rue, que tu ne côtoies que des usagers de drogue, c’est très dur de t’en sortir si tu n’es pas plus épaulée et que tu vois seulement un psychologue une fois par semaine. » La période est compliquée, l’hiver est là et les (...)

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