Eleftherotypia

Grèce : face à la crise, l’émergence d’un « cinéma guérilla »

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Aujourd’hui, financer un film en Grèce, c’est mission impossible : les caisses sont vides. Alors pour tourner, les cinéastes se débrouillent avec les moyens du bord, à l’arraché. Pâtes à tous les repas, professionnels non rémunérés avant la sortie en salle, recours au numérique, tous les moyens sont bons pour faire des économies. Et ce « cinéma guerilla » est en train de se faire un nom. Jamais les réalisateurs héllènes n’avaient glané autant de prix dans les festivals. Une Nouvelle vague grecque ?

Par Evanna Venardou Tout a commencé timidement, mais l’on peut désormais parler d’une tendance. Les nouveaux réalisateurs grecs tournent des films comme ils peuvent, et avec les ressources dont ils disposent. C’est logique, il n’y a pas d’argent. Les mécènes se font rares, les producteurs sont frileux, et le Centre grec du cinéma ne paie pas encore. Et pourtant, en pleine crise, les récompenses accordées à des films grecs à l’étranger sont légion. Au festival de Berlin, Konstantinos Yannaris et Bujar Alimani, d’origine albanaise mais qui vit en Grèce depuis de nombreuses années, ont été récompensés. Et bien sûr Yorgos Lanthimos est parvenu à (...)

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