Shekulli

Grèce : cinq questions sur les émeutes vues d’Albanie

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La situation s’est rapidement tendue en Grèce après la mort d’un adolescent tué par un policier à Athènes le samedi 6 décembre. Depuis, des nuits de violence ont alterné avec des journées de manifestations, dans un climat quasi-insurrectionnel. En Albanie, la violence de ces émeutes a surpris. Gazmend Kapllani, écrivain d’origine albanaise et éditorialiste au journal grec Ta Nea, tente d’expliquer les raisons de cette crise.

Par Gazmend Kapllani Shekulli : Que se passe-t-il en Grèce ? Gazmend Kapllani (GK) : Beaucoup de choses à la fois. Les événements se sont vite enchaînés depuis le meurtre d’un adolescent par un policier. Cette bavure a eu lieu dans un quartier qui s’est transformé en quelques années en une sorte de ghetto original. Ce quartier, c’est Exarchia. Il se situe dans le centre historique d’Athènes et est devenu le quartier général des anarchistes. La police n’y entre pas, elle patrouille seulement à ses abords. Depuis des années, cet endroit se trouve dans un état de siège, ce qui a engendré une situation bizarre, qui convient pourtant aux deux (...)

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