Vreme

Gauche radicale : une « affaire Tarnac » en Serbie

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Les dégâts s’élèvent à 18 euros. Depuis le 31 août 2009, six jeunes proches de la mouvance anarchiste sont détenus dans les prisons serbes pour avoir graffé sur l’ambassade de Grèce et lancé deux cocktails Molotov en soutien à la grève de la faim d’un anarchiste grec. Leur procès a débuté le 17 février. Accusés de « terrorisme international », ils risquent de 3 à 15 ans de prison. La société civile serbe, choquée, se mobilise en masse contre cette détention arbitraire. Le syndrome « Tarnac » aurait-il atteint Belgrade ?

Par Ivana Milanović Hrašovec Les raisons justifiant le maintien en détention des anarchistes ont changé à plusieurs reprises. Au début, on prétendait qu’ils ne pouvaient pas être en liberté pour qu’ils ne gênent pas l’enquête et qu’ils n’influencent pas les témoins. Ensuite, le procureur a estimé qu’il fallait mieux qu’ils restent en détention car les chances de récidives étaient grandes, même si les accusés n’ont jamais prétendus vouloir recommencer et qu’Iliopoulos, l’anarchiste grec pour lequel ils ont manifesté avait été remis en liberté. Lorsque l’enquête a pris fin et l’accusation énoncée, une fois encore, on ne les a pas autorisés à sortir de (...)

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