Regards sur l’Est

Explosion, espions, magouilles, manips et compagnie : bons baisers du Kosovo

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Le 14 novembre, une bombe explosait devant le siège du Haut représentant de l’Union européenne (ICO) à Pristina. Ce mystérieux attentat, qui s’est transformé en une énigmatique affaire d’espionnage, sème le trouble au Kosovo, en Allemagne et dans la communauté internationale. Qui est responsable de cet attentat ? Quel est son but ? Quels en sont les commanditaires ? Retour sur un imbroglio diplomatique qui a défrayé la chronique.

Par Danielle Renon « Les trois agents du BND ont quitté Pristina » - l’annonce officielle, le 29 novembre 2008, du rapatriement de trois hommes des services allemands de renseignement extérieurs (le BND, équivalent de la DGSE en France), a mis un terme, au moins provisoire, à un scandale qui avait pris en deux semaines l’ampleur d’une affaire d’État. Des faits troublants Les faits peuvent se résumer ainsi : le 14 novembre, un attentat à la bombe non revendiqué endommage – soufflant les vitres du bâtiment sans faire de victimes - les locaux de l’International Civilian Office (ICO), le Bureau civil international où officie Pieter Feith, (...)

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