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Erik Šlomović ou les vestiges parisiens d’une collection belgradoise

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Ce 29 juin, chez Sotheby’s à Paris, a lieu l’une des ventes les plus controversées de l’histoire de l’art contemporain : une centaine de toiles et de dessins de maître signés Renoir, Cézanne, Matisse ou Picasso retrouvés dans le coffre d’une banque à Paris en 1980. Ces œuvres font partie de la collection d’Erik Šlomović, un jeune Serbe amoureux d’art débarqué à Paris en 1939 et gazé à Belgrade en 1942. Lors de son retour en Serbie en 1940, Šlomović avait ramené 400 chefs-d’œuvres. Certains sont aujourd’hui conservés au Musée national de Belgrade. D’autres ont disparu...

Par Biljana Bošnjak L’annonce faite par Sotheby’s de la vente aux enchères, mardi 29 juin, de quatre œuvres de la collection d’Erik Šlomović (estimée à 140 tableaux) et de la documentation personnelle qu’il a laissés à Paris en 1940 soulève, pour la énième fois, la controverse. Apparemment, la Serbie n’est pas en mesure de demander une copie des documents écrits et des notes d’Erik Šlomović. Pourtant, au début des années 1980, au moment de la découverte de la collection parisienne, la Yougoslavie prétendait, mais en vain, pouvoir en hériter. Ces copies seraient d’une grande utilité pour faire la lumière sur la part belgradoise de la collection de (...)

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