Roumanie : derrière les barreaux des prisons, violence et surpopulation

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Depuis 1995, c’est la neuvième fois que le Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) se rend en Roumanie afin d’enquêter sur les conditions de vie dans les prisons roumaines. Et ses conclusions, rendues dans un rapport le 24 septembre dernier, sont très mauvaises. Rencontre avec Ioan Durnescu, professeur à l’Université de Bucarest et spécialiste de la question carcérale.

Propos recueillis par Béranger Dominici Le Courrier des Balkans (C.d.B.) : Le Comité européen pour la prévention de la torture vient de publier un neuvième rapport consacré aux lieux de privation de liberté en Roumanie. En quoi celui-ci se distingue-t-il des précédents ? Ioan Durnescu (I.D.) : C’est tout simplement le pire d’entre eux. Non pas tant pour ce que le rapport dit des conditions de détention dans les prisons roumaines – ça, on pouvait s’y attendre. Chacun des neuf rapports parus sur la Roumanie relève, en effet, les mêmes dysfonctionnements, pour lesquels l’État est d’ailleurs régulièrement condamné : les prisons roumaines sont (...)

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