En Slovénie, le froid et la faim attendent les réfugiés

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Dans le Centre « d’accueil » de Brežice — dont l’entrée est interdite aux journalistes, aux volontaires et aux ONG – les réfugiés n’ont rien à manger. Des enfants souffrent d’hypothermie. Récits d’une catastrophe humanitaire organisée au coeur de l’Europe.

Par Ph.B. Une pomme, deux tranches de pain, une bouteille d’eau. C’est la ration quotidienne des réfugiés au centre de Brežice, en Slovénie, à une dizaine de kilomètres de la frontière croate. Derrière les grillages, des groupes de jeunes gens s’agglutinent. Il est 22 heures, l’heure de la distribution de la nourriture. « Une ration par personne », crie un policier. L’entrée du camp est interdite aux journalistes, aux ONG, aux volontaires. Ce sont pourtant ces derniers qui ont apporté le gros de la nourriture, après avoir littéralement « dévalisé » la supérette du village. « Sauf les pommes, un don de la Croix-Rouge », ironise Léa, une jeune (...)

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