Monitor

Emir Kusturica : oubli et pardon pour les crimes du régime de Milosevic ?

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Un tribunal de Podgorica a condamné le journaliste et écrivain Andrej Nikolaidis à une lourde amende pour diffamation après avoir rappelé, dans les colonnes de Monitor, le long passé de collaboration du cinéaste Emir Kusturica avec le régime de Milosevic. Si une société n’arrive pas à solder les comptes avec son passé, elle en reste prisonnière.

Par Miodrag Perovic et Esad Kosan Le journaliste n’est pas responsable uniquement de ce qu’il écrit mais aussi de ce qu’il tait. Si un journaliste écrit sur un incendie et ne mentionne pas qu’un seul et unique enfant a été blessé dans cet incendie, il ferait une lourde faute professionnelle. Dans une interview donnée au Figaro en 2004, Emir Kusturica, à la question qu’on lui posait de savoir s’il avait changé d’avis sur la guerre en Bosnie, a répondu : « pas du tout ». Les positions de l’influent Kusturica sur l’incendie guerrier qui a emporté des dizaines de milliers d’enfants sont bien connus aux lecteurs de Monitor et de son éditorialiste Andrej (...)

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