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Élections en Serbie et au Monténégro : au risque du nationalisme

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« Je suis triste », a déclaré Javier Solana en quittant Belgrade en fin de semaine dernière. Sa mauvaise humeur est tout à fait compréhensible : l’Etat de « Solanie » (nom accordé dans les couloirs bruxellois au nouvel État « créé » par Solana le 14 mars) n’est toujours pas constitué, et l’on ne sait quand et comment il commencera à fonctionner.

Par Milka Tadic-Mijovic En dépit de l’optimisme affiché lors de sa dernière visite, le haut représentant de l’Union européenne [UE] n’a pas réussi à résoudre les anciens conflits entre Belgrade et Podgorica, notamment ceux concernant la charte constitutionnelle et la future configuration de la communauté serbo-monténégrine. Vendredi dernier, après des négociations de plusieurs heures avec les représentants serbes et monténégrins, Solana a déclaré : « Nous n’avons pas terminé notre travail à cause d’une disposition qui, en réalité, n’a rien de compliquée. Je me dois d’annoncer qu’aujourd’hui nous sommes sur le point de conclure la rédaction de la charte (...)

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