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Des réfugiés yougoslaves en Bosnie-Herzégovine

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Elle a quitté son village situé près de Novi Pazar avec ses trois
enfants et deux petits sacs : « Nous avons lâché le bétail, quitté
la maison et sommes descendus sur la route. Nous sommes montés dans le
premier autobus pour Sarajevo. Maintenant, je ne sais pas où aller, je
n’ai pas de famille ici. Peut-être que quelqu’un nous offrira un toit
pour quelques nuits, aussi longtemps que nous serons dans l’embarras »,
raconte cette femme vêtue d’un foulard multicolore.

Nous nous trouvons dans le hall de la gare de Sarajevo transformée en gare routière. Chaque jour des réfugiés arrivent de la toute proche République Socialiste de Yougoslavie. La plupart viennent du Sandjak. Quand nous interrogeons cette femme sur les causes de son départ, elle nous répond que c’est la peur. Nous lui demandons pourquoi, si les musulmans du Sandjak sont mobilisés, si des explosions ont lieu, s’ils sont menacés, s’il y a des provocations, des vols ou des cambriolages d’appartements, si des assassinats ou des viols sont commis, si des personnes sont dénoncées sur leur lieu de travail. Elle nous répond que rien de tout cela ne (...)

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