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Déploiement de la mission Eulex : Belgrade dit oui, Pristina dit non, Bruxelles se fâche

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Le rejet par le gouvernement de Pristina de l’accord conclu entre l’UE, l’Onu et la Serbie, qui prévoit le déploiement de la mission Eulex sur tout le territoire du Kosovo, exaspère les fonctionnaires européens qui font la navette entre Belgrade et Pristina depuis des semaines. Soumis à une forte pression de son opposition, le Premier ministre Hashim Thaçi refuse les compromis concédés à Belgrade, qui selon lui « violent la souveraineté du Kosovo, son intégrité territoriale et sa Constitution ».

Par Tim Judah Le Kosovo est sur le point s’engager dans une crise avec l’Union européenne. Celle-ci a débuté après qu’Hashim Thaçi, le Premier ministre du Kosovo, a annoncé le rejet d’un accord conclu entre l’Union européenne (UE), l’Onu et la Serbie, qui ouvre la voie au déploiement complet de la mission Eulex, destinée à instaurer un État de droit dans le nouveau pays. Jusqu’à la semaine dernière, le principal obstacle au déploiement d’Eulex était la résistance de la Serbie à l’arrivée de la mission dans les régions du nord du Kosovo, contrôlées par les Serbes. Néanmoins, l’UE, l’Onu et la Serbie sont parvenues à s’entendre sur un plan en six (...)

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