Le Courrier des Balkans

Danis Tanović : « On ne peut jamais oublier une guerre »

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Le cinéaste bosnien Danis Tanović parle de la guerre, de ses films, de la « redécouverte » culturelle des Balkans, d’Emir Kusturica et de Goran Bregović... Oscar du meilleur film étranger en 2002 avec No Man’s Land, il a présenté au Festival de Trieste son dernier film : Cirkus Columbia. Il a accordé un entretien au Courrier des Balkans.

Propos recueillis par Rodolfo Toè Danis Tanović est un des principaux cinéastes des Balkans. Né en 1969 à Zenica, il abandonne ses études au début de la guerre et entre dans l’Armée de la République de Bosnie-Herzégovine en tant qu’opérateur cinématographique. En 2008, il a créé le parti citoyen Naša Stranka. Le Courrier des Balkans (CdB) : La guerre des années quatre-vingt-dix a encore une importance majeure dans les productions culturelles de l’ancienne-Yougoslavie. On a du mal à l’oublier. Quelle est la raison de cette difficulté ? Danis Tanović (D.T.) : On ne peut jamais oublier une guerre. Pour survivre à un conflit, il faut qu’on s’habitue. La (...)

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