La Serbie et la crise en Macédoine : vigilance et manipulation politique

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Pour le Premier ministre serbe Aleksandar Vučić, le bénéfice des incidents de Kumanovo est double. Côté pile, en s’abstenant de toute déclaration politique incendiaire, le gouvernement souhaite montrer à Bruxelles et à Washington qu’il est un facteur de stabilité régionale. Côté face, les médias à la botte du régime mobilisent l’opinion publique en agitant le spectre d’une nouvelle guerre au nom de la « Grande Albanie ».

Par Dragan Janjić Belgrade a su tirer immédiatement profit des violents événements armés de Kumanovo, ville de Macédoine située à la frontière de la Serbie. 450 hommes de la Gendarmerie ont été envoyés en renfort dans le sud du pays et l’Armée serbe a parallèlement accéléré ses préparatifs afin de pouvoir intervenir au plus vite en cas d’intensification des violences et empêcher ainsi l’exportation du conflit en territoire serbe. Le Premier ministre Aleksandar Vučić et les autres dirigeants du pays se sont cependant abstenus de toute déclaration politique incendiaire. La situation très tendue n’a pas été exploitée pour d’autres polémiques sur le Kosovo, (...)

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