Réfugiés : la Grèce refuse toujours d’ouvrir ses frontières

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Il est désormais presque impossible de pénétrer en Grèce depuis la frontière turque. L’armée et le police, soutenues par des habitants de la région, interdisent tout accès. Un face-à-face tendu s’est instauré avec les soldats d’Ankara. Le reportage de notre correspondante Marina Rafenberg dans la région de l’Evros.

Par Marina Rafenberg Plus de 13 000 migrants s’étaient amassés le week-end dernier près du poste-frontière de Kastanies, dans la région de l’Evros, dans l’espoir de rejoindre l’Union européenne. Ankara leur avait promis que la voie était désormais libre, mais Athènes en a décidé autrement. Les patrouilles ont été renforcées et la Grèce a demandé l’aide de l’agence Frontex, qui doit envoyer 100 gardes-frontières supplémentaires. « Nous sommes comme en état de guerre, la frontière est aussi fermée pour nous », soupire une commerçante du village, qui explique faire habituellement son chiffre d’affaires avec les Turcs de passage dans la région. « Le (...)

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