Le Courrier des Balkans

Crise, austérité et résignation : la révolution grecque n’aura pas lieu

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Les manifestations de la place Omonia ne doivent pas faire illusion. La majorité de la population grecque accepte les explications « officielles », faisant des fonctionnaires les principaux responsables de la crise... La lutte contre la corruption passe au second plan, tandis que tout le monde semble avoir oublié que le nouveau Premier ministre, Lukas Papademos, est l’un des « fraudeurs de l’euro ». Pourtant, les conditions de vie de la population ne cessent de se dégrader. Reportage dans une Grèce résignée plutôt qu’indignée.

Par Evangelia Adamou [1] La Stratégie du choc, le fameux essai de Naomi Klein [2] figure bien parmi les meilleures ventes de livres en Grèce, mais la classe moyenne grecque est encore loin de prendre conscience des ressorts de la situation économique et sociale du pays. Elle semble, au contraire, convaincue du bien fondé des réformes exigées par l’Union européenne (UE), la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI). Les citoyens « ordinaires » argumentent en experts, chiffres à l’appui, en faveur du plan le plus efficace de remboursement de la dette, dans ce qui semble plus être un débat technique qu’un débat (...)

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