Crimes de guerre en Bosnie-Herzégovine : justice pour les victimes brûlées vives à Višegrad

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Arrêté en France puis extradé en Bosnie-Herzégovine au terme d’une longue procédure, Radomir Šušnjar a été reconnu coupable le 30 octobre d’avoir pris part au meurtre de 50 civils bosniaques, brûlés vifs dans une maison de Višegrad en juin 1992. Un crime dont les corps des victimes n’ont jamais été retrouvés.

Traduit et adapté par Aline Cateux (article original) Le 14 juin 1992, dans la maison d’Adem Omeragić, rue des Pionniers à Višegrad, Milan Lukić et plusieurs hommes de sa milice, Les Aigles blancs, enferment une cinquantaine de Bosniaques, dont des femmes, des enfants et des vieillards, qu’ils ont au préalable dépouillés de leurs biens. Ces civils étaient venus du village de Koritnik pour demander l’aide de la Croix Rouge. La victime la plus jeune, un nourrisson de deux jours. Parmi ces miliciens, Radomir Šušnjar dit « Lalco » , qui a écopé le 30 octobre dernier d’une peine de 20 ans de prison ferme pour ce crime. « Les civils ont été forcés (...)

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