Le Courrier des Balkans

Crimes de guerre au Kosovo : quand l’accusé Lushtaku prend la poudre d’escampette sous le nez d’Eulex

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Ancien commandant de l’UÇK, cadre important du PDK de Hashim Thaçi, Sami Lushtaku doit répondre de lourdes accusations de crimes de guerre. Mardi soir, refusant son transfert à la prison de Mitrovica, il a « disparu » de l’hôpital de Pristina, où il se trouvait, en compagnie de deux de ses co-inculpés. Un scandale de plus qui illustre la faiblesse de l’État de droit et la faillite de la mission Eulex.

Par H.B Durant trois jours Sami Lushtaku, Ismet Haxha et Sahit Jashari, trois des membres du « Groupe de la Drenica » de l’UÇK, accusés de crimes de guerre, sont restés introuvables. Les trois fugitifs ont disparu mardi de l’hôpital de Pristina, où ils étaient officiellement en traitement médical. Alors que la famille, la défense et la police du Kosovo nient que le maire de Skenderaj/Srbica, Sami Lushtaku et ses collègues aient pris la fuite, en assurant que ces derniers se trouveraient toujours bien dans l’enceinte de l’hôpital, personne n’a pu contacter, ni voir les accusés. L’argument évoqué par leurs proches serait qu’ils refusent d’être (...)

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