Le Courrier des Balkans

Crimes de guerre au Kosovo : des témoins sans aucune protection

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La mission européenne Eulex a ouvert une nouvelle enquête préliminaire sur les allégations de crimes de guerre et de trafic d’organes contenues dans le rapport de Dick Marty. Les enquêteurs reviennent vers des témoins qu’ils ont déjà interrogé, mais ceux-ci et leurs familles ne bénéficient toujours pas d’une protection suffisante, malgré le programme mis en place par la mission européenne. Pourtant, sans une véritable protection des témoins, aucune enquête ne pourra avancer. Reportage.

Par Jean Daville Le Kosovo entre dans une situation de plus en plus complexe : son tour est venu de se confronter à son propre passé et au mythe de la « guerre propre ». Ce processus a toujours été difficile, même pour les pays voisins, politiquement et juridiquement plus solides que le Kosovo. Des procès pour crime de guerre ont déjà commencé au Kosovo et d’autres, encore plus sensibles, pourraient bientôt s’ouvrir. L’un des enjeux essentiels de ce processus crucial pour l’avenir du pays est sans doute la protection des témoins, notoirement insuffisante, ainsi que l’ont dénoncé Dick Marty ou son collègue Jean-Charles Gardetto, rédacteur d’un (...)

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