Première Guerre mondiale : pourquoi la Bulgarie ne fête pas le centenaire de l’armistice

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Pour la Bulgarie, la fin de la Grande Guerre a lieu le 29 septembre 1918. Acculé sur le Front de Macédoine, le pays capitule et signe le premier armistice du conflit avec l’Entente. Une période noire de l’histoire nationale que Sofia préfère oublier, aujourd’hui encore. Les explications de l’historien Valeri Kolev.

Par Tatiana Vaksberg En cet automne 2018, pas un seul signe de fête n’est visible dans les rues de Sofia. Ici, on ne célèbre pas le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale et l’explication est simple : pour la Bulgarie, il s’agit plutôt d’une catastrophe nationale. Allié de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie au sein de la Triplice, le pays est battu et perd tout espoir de récupérer les terres dont il a été dépossédé lors du traité de Berlin, en 1878. Après la déroute de la deuxième guerre balkanique, la défaite a un goût très amer. C’est cette période délicate du récit national qu’enseigne Valeri Kolev à l’Université de Sofia. Le (...)

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