Le Courrier de la Bulgarie

Bulgarie : quand le cinéma interroge l’histoire

| |

Historiens et experts ont bien du mal à analyser les dernières années du régime communiste bulgare. Ce sont les artistes, et notamment les cinéastes, tel Radoslav Spassov, qui ont réussi à s’emparer des événements les plus tragiques de ces sombres années, comme l’expulsion de la minorité turque. Face à une histoire récente encore brûlante, le cinéma s’engage dans un travail de mémoire que les chercheurs peinent à mener. Une analyse de notre correspondant.

Par Béranger Dominici Si la production scientifique sur les dernières années du régime, et en particulier sur le « processus de régénération nationale » est plus que limitée, il n’en va pas de même pour la production artistique, les artistes ayant investi les événements il y a déjà plusieurs années. En particulier, dans le milieu du cinéma, le premier film (et unique à ce jour) à revenir dessus est une production bulgaro-turque dirigée par Radoslav Spassov, Les yeux volés (Откраднати очи) sortie en 2005 [1]. Retour critique sur la politique d’assimilation forcée des Turcs Première production à aborder les événements, elle en expose tous les aspects, sans (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous