Roman - D'un extrême l'autre

  • Hakan Günday, D'un extrême l'autre, traduit du turc par Jean Descat, Paris, Galaade éditions, 2013, 475 pages
  • Prix : 23.00 €
gunday
Cette nuit-­là, Derdâ se déploya comme un blanc étendard devant sa fenêtre. Elle resta nue comme un cri dans le noir. Mais nul n’entendit ce cri. La vitre était muette et nul ne vit son corps qui avait été battu comme plâtre.


Cela fait cinq ans que Derdâ, originaire d’Anatolie, vendue et mariée de force à un islamiste, vit prisonnière au douzième étage d’un immeuble de Londres. Elle refuse d’être une victime et devient l’icône du milieu pornographique : sous son tchador, elle ne laisse voir que ses yeux et se venge. Il y a aussi Derda, un gamin qui croise le regard de Derdâ à Istanbul lors de son transfert de Turquie en Angleterre. Lui aussi fait une rencontre qui bouleverse radicalement sa vie : celle d’un écrivain, O?uz Atay.

De l’Anatolie à Londres, de l’innocence à toutes les formes de violence, Hakan Günday imagine l’histoire de Derdâ et Derda, deux personnages en miroir, qui font tout pour se libérer de leurs prisons respectives.


Avec D’un extrême l’autre, Hakan Günday, l’enfant terrible de la littérature turque contemporaine, nous offre ici une fable, un conte cruel et ironique, sublimé par l’amour et la littérature, une leçon de crime et de châtiment, dont l’audace, l’humour et le suspens font de cette critique implacable et décalée des dérives de nos sociétés un grand roman.

«Porno en tchador, par Hakan Günday, la révélation de l’année, une réelle découverte : une histoire à l’eau de rose où se même pas mal de soufre. Sous l’esthétique ironiquement kitsch, D’un extrême l’autre est une critique des crispations identitaires comme des reliquats de l’orientalisme, du Bollywood version turque mâtiné de sarcasmes swiftiens». – Numéro

«Entre mystère et baraka, sous l’imagination truculente, le burlesque désamorce le pathos du réel, le faux kitsch n’empêche pas la critique du fondamentalisme islamique, ni celle des fantasmes orientalistes. Un conte oriental philosophique aux accents schopenhaueriens.» – Livres Hebdo

«Les vies de Derdâ, fillette vendue et abusée par son mari, et de Derda (sans accent), jeune garçon solitaire, meurtrier par fascination [...]. Des scènes dignes des Monthy Python.» – Psychologies Magazine

«Tous les maux de la société turque et de la modernité néolibérale en général sont dénoncés avec la prose au vitriol qui a fait la réputation d’Hakan Günday. Ce francophone fasciné par Le Voyage au bout de la nuit est considéré comme l’enfant terrible de la nouvelle génération des écrivains turcs. Un roman coup de poing.» – Libération

«Günday est l’une de ces étoiles montantes de la scène littéraire turque.» – Time Out

«Hakan Gunday occupe une place à part dans la littérature turque.» – Cumhuriyet Kitap

«Né à Rhodes, ce jeune auteur salué par la critique est déjà suivi par une foule de fans, et prouve qu’il était là pour durer. » – Aktuel
  • Hakan Günday, D'un extrême l'autre, traduit du turc par Jean Descat, Paris, Galaade éditions, 2013, 475 pages
  • Prix : 23.00 €