Oslobodjenje

Bosnie : la justice des vivants et des morts

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Douze ans après la fin de la guerre de Bosnie-Herzégovine, la justice est lente, qu’elle soit locale ou internationale. Lente et lointaine, souvent incompréhensible dans ses décisions. Pourtant, si tous les citoyens de Bosnie ne reconnaissent pas que les criminels sont toujours là, s’ils ne sont pas capables d’engager une véritable catharsis, l’avenir restera pour eux une perspective toujours bouchée. Le cri du coeur d’Ahmed Buric.

Par Ahmed Buric Un de mes amis, scénariste et réalisateur, a récemment visité la ville de Prijedor, en Republika Srpska. Il me raconte : « J’étais dans une rue dont pratiquement tous les habitants masculins ont été livrés à La Haye. Ceux qui sont restés en liberté prennent des tranquilisants, même en buvant leur café. Et ils attendent »... Une telle image de l’avenir se présente à chaque instant en Bosnie-Herzégovine. L’épilogue arrive trop tard pour toutes ces villes, Gornji Vakuf, Drvar, Prijedor, Mostar, pour tous ces lieux qui témoignent de notre avidité et de notre bêtise. Trop tard pour ceux qui pourraient mener ce pays de l’avant, pour ceux qui, (...)

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