Faut-il donc mourir pour 400 euros par mois ?

Bosnie-Herzégovine : dans les mines et les usines, la mort, la rage et la révolte

| |

Faut-il donc mourir pour 400 euros par mois ? C’est la question que se posent les mineurs de Bosnie-Herzégovine, après le tragique accident de Kakanj, le dernier d’une série qui n’en finit pas. Salaires de misère, absences de règles de sécurité : les droits des travailleurs n’existent pas, mais les luttes ouvrières pourraient vite reprendre, à Kakanj comme à Tuzla.

Par Rodolfo Toè L’exposition, organisée dans la vieille Maison de la Culture de l’époque yougoslave, s’est achevée il y a quelques mois : « 1965-2015 : cinquante ans après, Kakanj et ses mineurs aux jours de la pire tragédie minière de son histoire ». Le 7 juin 1965, 128 mineurs avaient perdu la vie après une fuite de gaz dans la plus grande mine de charbon du pays, la RMU Kakanj. Les mines, ouvertes par les Autrichiens à la fin du XIXe siècle, occupent une place centrale dans l’histoire de Kakanj, une ville de 30 000 habitants, située à une cinquantaine de kilomètres de Sarajevo. En Bosnie-Herzégovine, Kakanj est connue comme la ville (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous