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Bosnie-Herzégovine : « c’est au pays de se prendre en main » (1/2)

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Depuis sa mise en place lors des Accords de Dayton, la Constitution bosnienne n’a jamais pu être amendée en profondeur. Bosniaques, Croates et Serbes, qui siègent à la Présidence tripartite bloquent toute avancée. Pourtant, aucune perspective européenne est envisageable sans réforme. Caroline Ravaud, représentante du Conseil de l’Europe en Bosnie-Herzégovine, livre, lucide, son analyse de la situation en Bosnie-Herzégovine quinze ans après la fin du conflit. Entretien.

Propos recueilli par Rubina Čengić Start (S.) : Vous affirmez qu’il serait possible que la Bosnie soit expulsée du Conseil de l’Europe pour avoir failli à sa tâche de mettre en œuvre la décision de Strasbourg à la suite de la plainte déposée par Dervo Sejdić et Jakob Finci (Lire notre article « La Bosnie-Herzégovine condamnée pour discrimination envers les Rroms et les Juifs). Rappelons que cette décision exigeait l’établissement de droits de vote égaux pour tous les citoyens de la Bosnie. Caroline Ravaud (C.R.) : Il s’agit d’une citation erronée. L’expulsion du Conseil constitue une sanction alternative qui ne s’applique que dans des situations (...)

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