BIRN

Bosnie : colère autour de deux huis clos

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La justice bosnienne a décidé de fermer deux procès au public. Elle affirme ainsi protéger des témoins victimes de viol. Mais plusieurs avocats et ONG contestent ce huis clos. Selon eux, seuls des procès publics peuvent susciter la confiance des citoyens.

Par Nidzara Ahmetasevic et Mirna Mekic Plusieurs avocats, ONG et représentants des victimes ont exprimé leur colère face à la décision prise par la Chambre pour les crimes de guerre de Bosnie-Herzégovine de fermer deux procès au public. Une première dans cette juridiction. Les affaires en question concernent des hommes accusés de crime contre l’humanité, parmi lesquels de nombreux viols de femmes musulmanes, en 1992 et 1993, dans la région de Foca (est de la Bosnie). Parmi eux, Radovan Stankovic. Il fut le premier inculpé à être transféré du Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) aux tribunaux bosniens, dans le but de réduire les (...)

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