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Balkans : voyage estival et désabusé d’un militant de gauche albanais

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Début juillet, l’Internationale socialiste réunissait à Belgrade des formations de gauche des Balkans. Leart Kola a fait le voyage depuis Tirana, via Skopje et Pristina. Alors que les discours creux et vides sur les « réformes » et l’intégration européenne appartiennent déjà au passé, le temps est venu de réinventer un véritable projet politique régional. Carnets de route.

Par Leart Kola [1] Dès que l’on voit le drapeau macédonien flotter à Qafë-Thanë, le hameau qui marque la frontière avec l’Albanie, on sent bien tout de suite que quelque chose ne va pas. Impossible de rater ce drapeau géant, exprimant une mégalomanie absurde, symbole d’un autre siècle. Par contre, les constructions typiques de la période yougoslave nous ramènent vite à cette époque : aucune trace de modernité sur toute la route de la frontière jusqu’à la capitale de la Macédoine, Skopje. Retrouvez notre dossier : Vers un « printemps des Balkans » ? Lors de mon séjour à Skopje, des Albanais manifestaient contre « l’Affaire Monstrum ». Les (...)

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