Le Courrier du Kosovo

Au temps béni de la colonie : le Kosovo et ses « protecteurs » internationaux

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Ils sont arrivés à Pristina en 1999 ou en 2000. Ils ont travaillé pour la Minuk, ils ont conseillé les gouvernements successifs, ils sont devenus riches et « ils aiment beaucoup le Kosovo ». Corrompus, ils ferment les yeux sur les activités criminelles et entretiennent l’irresponsabilité des dirigeants kosovars. Les « internationaux », eux-mêmes assurés de l’impunité juridique, dirigent toujours le Kosovo comme une colonie. Enquête.

Par Serbeze Haxhiaj La déclaration d’indépendance du Kosovo aurait été rédigée dans le bureau d’Alexander Borg-Olivier, proche du gouvernement du Kosovo. Ce dernier, qui a dirigé durant huit ans le Bureau d’aide légale de la mission de l’ONU au Kosovo, affirme qu’il est toujours toujours très attaché au Kosovo. Arrivé à Pristina à l’hiver 2000, il est devenu conseiller du Premier ministre, Hashim Thaçi, au terme de son mandat aux Nations Unies, et il a finalement ouvert un cabinet d’avocat. Cet américain d’origine maltaise reconnait avoir beaucoup travaillé pour les institutions du Kosovo et pour l’indépendance. Mais qu’a-t-il donc reçu en échange (...)

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