Le Courrier des Balkans

Après les élections, une Serbie plus divisée que jamais

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Alors que l’extrême-droite caracole en tête, avec 29% des suffrages, le Parti démocratique de Boris Tadic est talonné par la coalition populiste de Vojislav Kostunica. Faute de majorité claire, la Serbie risque de plonger dans une nouvelle période d’incertitudes et de tractations politiciennes, alors que les échéances vont se précipiter sur le dossier du Kosovo.

Par Jean-Arnault Dérens Avec 22,9% des suffrages, le Parti démocratique (DS) obtient le meilleur score de son histoire : aux élections de 2003, la formation créée par Zoran Djindjic n’avait en effet obtenu que 11%. De même, les Radicaux n’obtiennent « que » 28,7% des suffrages, mais la baisse de leur pourcentage s’explique par la forte participation : par rapport au dernier scrutin, ils gagnent encore plus de 100.000 voix. Les chefs respectifs de ces deux partis, Boris Tadic et Tomislav Nikolic, n’ont pas manqué de souligner ces victoires « historiques ». Pourtant, dimanche soir, l’ambiance était morose, aussi bien à Zemun, au siège du Parti radical, (...)

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