Après le référendum grec : la Croatie et la tentation du non

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Et si la Grèce faisait des émules ? Le 1er juillet 2013, une Croatie affaiblie par la crise financière devenait le 28e membre de l’UE. Deux ans plus tard, les « programmes d’aide » européens n’ont pas réussi à sortir le pays de l’ornière. Le chômage augmente, le secteur public a été laminé, la pauvreté s’est aggravée. Au lendemain du référendum grec contre l’austérité, Zagreb ne peut s’empêcher de lorgner vers Athènes...

Par Vladimir Cvijanović Ce qui va se passer en Grèce ces jours-ci va être très informatif — et formatif — pour la Croatie et l’Union européenne. Mais Zagreb, dans ses négociations avec Bruxelles, a moins d’atouts dans son jeu qu’Athènes qui, pour ainsi dire, n’avait plus rien à perdre. Depuis le début de la crise financière, en 2008, on sait que quand la Grèce éternue, l’UE prend froid, ou plutôt se grippe. Les « programmes d’aide » auraient pu éviter au pays l’aggravation de la situation économique et sociale. Mais l’obsession compulsive de la troïka sur le remboursement de la dette, sans vision réaliste de l’avenir de la Grèce, n’a fait que relancer le (...)

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